Youpi! des images!

20 mai.

retour à Bucarest

Ne pensez pas que Bucarest est seulement constituée de vieux trucs datant du 19ème siècle ou de la période soviétique, elle est tout aussi moderne que d'autres capitales européennes, mais ce qui me plait à moi, c'est son passé.


12 mai.

Chasseuse REMIX

Encrage en cours d'une version réécrite avec Christine Aventin, pour la résurrection de la revue "Sorcières", fameuse pour son féminisme dans les années 80.


24 mar.

vision sans lunettes

finalement c'est mieux qu'avec...
See without glasses is, at least, better than with...


22 mar.

périphéries


05 mar.

Duo divers

Vle&Cap



Eve&Cap


Mandarama


03 fév.

Retour au nu


Planning Millevaches

Affiche réalisée pour le planning familial du Plateau de Millevaches, que les gens viennent parler de sexualités nom de nom!


02 fév.

Toutes les cathédrales n'y changeront rien.


11 nov.

Merci Beaudoin

Après avoir regardé le documentaire sur Edmond Beaudoin de Lætitia Carton, impossible de ne pas résister à la tentation d'aller tâter de la falaise et des feuilles mortes dans le Vercors. Et puis le dérèglement climatique nous offre un novembre si doux...


Zone de Zona


Colère


Les Concluses

Près de Bagnols sur Cèze, tu t'approches de Verfeuil, et puis tu avances encore dans la forêt, et puis tu y es.


13 mar.

Ornithologie régionale


03 fév.

Guayaquil, dernière étape, beaucoup chaleur

Guayaquil, prov. Guayas, côte Pacifique
23-25 janvier 2015

La plus grande ville de l'Équateur avait pourtant commencé très petit. D'abord un village amérindien, en 1537 les colons espagnols s'y installent. Situé à l'embouchure du fleuve Guayas, mais relativement dans les terres pour ne pas trop subir les marées, c'était surtout un lieu de passage et de commerce qui ne s'est développé que tardivement. Aujourd'hui la ville possède l'aéroport et la gare de bus les plus modernes d'Amérique Latine utilisés par ses 4 millions d'habitants.
Sur la route, le paysage termine de se transformer en immense plaine désertique. Les bosquets sont tellement secs que je me demande comment ils ont poussé. Il y a juste ces grands arbres tout verts qui dénotent, tronc vert et large qui fait un peu penser à la silhouette du baobab. Guayaquil est immense (peut-être un peu moins que Bogotá), il faut du temps pour y entrer. Nous récoltons l'adresse d'un hostal un peu au hasard, qui s'avère être très propre et bien rangé, et pas tellement accueillant (ou peut-être seulement pour les Européens et les Nord Américains?).
Une petite balade du soir dans le quartier Malecón, le long du fleuve, accompagnés de Paolo d'Uruguay. Tout est bien aménagé, bien propret le sol en bois, bien rangés les jeux pour enfants et les arbres (des ficus?) qui aimeraient faire couler leurs branches-racines mais ya pas la place. Les gardiens veillent à se que les touristes ne débordent pas des cases. On ne peut visiter que deux rues du plus ancien quartier, Las Peñas (les rocs). Le grand incendie de 1896 a ravagé toutes les maisons coloniales, les seuls vestiges sont gardés comme des perles rares. Ce soir-là on mange mal, mais Paolo est bien sympathique.

Lumière du jour, les oiseaux chantent vraiment fort au matin, planqués dans tous les arbres des avenues rectilignes. Le Parque Seminario a ses pigeons, comme partout, mais aussi ses iguanes en liberté. Tu en vois un, puis deux, puis des dizaines, dans l'herbe ou perchés dans les arbres, prêts à te chier dessus à la moindre occasion (et là, c'est pas la quantité fiante d'oiseau). Le problème de ces animaux, c'est qu'ils n'ont pas beaucoup d'expression faciale, on ne sait jamais si ça les fait rire ou même pas. Deux enfants tentent une approche, et parviennent à toucher la tête de l'un d'eux. C'est assez surprenant qu'ils ne s'enfuient pas dans toute la ville, les grilles sont ouvertes ; mais la certitude d'avoir chaque jour de bonnes laitues à déjeuner doit probablement les encourager à rester sagement dans le carré vert qui leur a été imparti.

Grosse journée shopping avant de rentrer en France. Guillaume court partout au marché, mieux vaut le laisser tranquille. Il a l'intention de concocter de la confiture pour pouvoir ramener la magie des fruits tropicaux à la maison (interdiction de mettre des fruits ou légumes frais dans un avion, ça pourrait exploser). Notre hostal est bien trop propre et design pour tolérer que l'on fasse chauffer une casserole sur leur belle cuisinière toute neuve, on déménage aussi sec dans un Bed&Breakfast non loin de là, et Guillaume se calme enfin avec une cuillère en bois dans la main.
Notre dernière demeure équatorienne est très agréable, un grand appartement au sol de pierre lisse, un gérant accueillant, des cothurnes sympathiques. On rencontre Silvia, italienne, bien décidée à tenter une année de travail dans une banque de micro-crédits à Guayaquil. Lorsque le soleil se calme un peu, nous sortons tous les trois manger du poisson délicieux au restaurant La Culata. Nos pas nous dirigent encore vers le même quartier que la veille, la colline de Las Peñas. On tente de prendre une boisson dans un bar mais les prix nous font reculer d'horreur, le tourisme sévit trop par ici. Pour boire un coup, il suffit d'aller à la tienda du coin, acheter une bouteille de limonade, et de s'installer sur les marches d'un escalier pour discuter avec les jeunes du quartier. Abigail, jeune femme de 24 ans, me raconte l'anxiété des filles en Équateur lorsque les 25 ans ont sonné et qu'elles n'ont pas trouvé de mari. Elle nous présente son novio (qui signifie fiancé, mais pas forcément de manière officielle), et tous ses potes dont je ne me rappelle pas les prénoms. Le grand à casquette et au sourire un peu triste achète un litre d'alcool blanc et fort, il veut absolument que Guillaume boive avec lui, que tout le monde boive avec lui, mais se fait maintes fois refuser le gobelet qu'il tend. Il finit par vider sa bouteille quasiment à lui tout seul quelques heures après. On a des difficultés à se comprendre mutuellement, il fait des efforts pour parler lentement, tente en anglais, il est vraiment touchant, mais complètement ivre. Et mon espagnol n'est quand même pas très fourni non plus.
De blagues en discussions sérieuses (moi j'écoute surtout, comme d'habitude), il est déjà 2h du matin.

Dernier jour. Grand soleil, pas de pluie alors que c'est quand même la saison (des pluies). Une petite balade à l'île Santay s'impose, histoire de voir la nature une dernière fois. L'île n'est autre qu'un gros banc de sable long et large de plusieurs kilomètres sur le fleuve Guayas, mais c'est surtout une réserve écologique. On peut y aller à pied ou en bicyclette par le pont, c'est la promenade idéale du dimanche des habitants de la ville (et justement, c'est dimanche). Le chemin est composé de lattes de bois sur pilotis, comme dans les Fagnes à l'Est de la Belgique ; du sol humide et marécageux poussent des palétuviers (ou mangroves), et quand on regarde attentivement par terre on découvre une multitude de petits trous où se planquent de petits crabes gris dotés d'une seule grosse pince jaune. Nous marchons pendant un temps qui semble indéfinissable, zigzaguant pour être le plus souvent à l'ombre possible. La végétation est omniprésente et dense, parsemée de quelques petits cours d'eau. Les humains ont installé un "village écologique", apporté quelques crocodiles dans des bassins, et aménagé un promontoire le long d'un des cours d'eau pour pouvoir observer les oiseaux qui pêchent sur les berges. Il y a des sortes de canards sauvages, et des sortes de hérons roses à bec plat, idéal pour chopper les vers de vase. On entend partout des chants incroyables d'oiseaux inconnus et invisibles provenant des palmiers.
Notre peau termine de brûler sur le chemin du retour, voilà, on a pris notre dose de soleil pour affronter l'hiver européen, on a pris notre dose de belles et bonnes choses, mais ça ne signifie pas qu'on ne reviendra pas.