Youpi! des images!

24 mar.

vision sans lunettes

finalement c'est mieux qu'avec...
See without glasses is, at least, better than with...


22 mar.

périphéries


05 mar.

Duo divers

Vle&Cap



Eve&Cap


Mandarama


03 fév.

Retour au nu


Planning Millevaches

Affiche réalisée pour le planning familial du Plateau de Millevaches, que les gens viennent parler de sexualités nom de nom!


02 fév.

Toutes les cathédrales n'y changeront rien.


11 nov.

Merci Beaudoin

Après avoir regardé le documentaire sur Edmond Beaudoin de Lætitia Carton, impossible de ne pas résister à la tentation d'aller tâter de la falaise et des feuilles mortes dans le Vercors. Et puis le dérèglement climatique nous offre un novembre si doux...


Zone de Zona


Colère


Les Concluses

Près de Bagnols sur Cèze, tu t'approches de Verfeuil, et puis tu avances encore dans la forêt, et puis tu y es.


13 mar.

Ornithologie régionale


03 fév.

Guayaquil, dernière étape, beaucoup chaleur

Guayaquil, prov. Guayas, côte Pacifique
23-25 janvier 2015

La plus grande ville de l'Équateur avait pourtant commencé très petit. D'abord un village amérindien, en 1537 les colons espagnols s'y installent. Situé à l'embouchure du fleuve Guayas, mais relativement dans les terres pour ne pas trop subir les marées, c'était surtout un lieu de passage et de commerce qui ne s'est développé que tardivement. Aujourd'hui la ville possède l'aéroport et la gare de bus les plus modernes d'Amérique Latine utilisés par ses 4 millions d'habitants.
Sur la route, le paysage termine de se transformer en immense plaine désertique. Les bosquets sont tellement secs que je me demande comment ils ont poussé. Il y a juste ces grands arbres tout verts qui dénotent, tronc vert et large qui fait un peu penser à la silhouette du baobab. Guayaquil est immense (peut-être un peu moins que Bogotá), il faut du temps pour y entrer. Nous récoltons l'adresse d'un hostal un peu au hasard, qui s'avère être très propre et bien rangé, et pas tellement accueillant (ou peut-être seulement pour les Européens et les Nord Américains?).
Une petite balade du soir dans le quartier Malecón, le long du fleuve, accompagnés de Paolo d'Uruguay. Tout est bien aménagé, bien propret le sol en bois, bien rangés les jeux pour enfants et les arbres (des ficus?) qui aimeraient faire couler leurs branches-racines mais ya pas la place. Les gardiens veillent à se que les touristes ne débordent pas des cases. On ne peut visiter que deux rues du plus ancien quartier, Las Peñas (les rocs). Le grand incendie de 1896 a ravagé toutes les maisons coloniales, les seuls vestiges sont gardés comme des perles rares. Ce soir-là on mange mal, mais Paolo est bien sympathique.

Lumière du jour, les oiseaux chantent vraiment fort au matin, planqués dans tous les arbres des avenues rectilignes. Le Parque Seminario a ses pigeons, comme partout, mais aussi ses iguanes en liberté. Tu en vois un, puis deux, puis des dizaines, dans l'herbe ou perchés dans les arbres, prêts à te chier dessus à la moindre occasion (et là, c'est pas la quantité fiante d'oiseau). Le problème de ces animaux, c'est qu'ils n'ont pas beaucoup d'expression faciale, on ne sait jamais si ça les fait rire ou même pas. Deux enfants tentent une approche, et parviennent à toucher la tête de l'un d'eux. C'est assez surprenant qu'ils ne s'enfuient pas dans toute la ville, les grilles sont ouvertes ; mais la certitude d'avoir chaque jour de bonnes laitues à déjeuner doit probablement les encourager à rester sagement dans le carré vert qui leur a été imparti.

Grosse journée shopping avant de rentrer en France. Guillaume court partout au marché, mieux vaut le laisser tranquille. Il a l'intention de concocter de la confiture pour pouvoir ramener la magie des fruits tropicaux à la maison (interdiction de mettre des fruits ou légumes frais dans un avion, ça pourrait exploser). Notre hostal est bien trop propre et design pour tolérer que l'on fasse chauffer une casserole sur leur belle cuisinière toute neuve, on déménage aussi sec dans un Bed&Breakfast non loin de là, et Guillaume se calme enfin avec une cuillère en bois dans la main.
Notre dernière demeure équatorienne est très agréable, un grand appartement au sol de pierre lisse, un gérant accueillant, des cothurnes sympathiques. On rencontre Silvia, italienne, bien décidée à tenter une année de travail dans une banque de micro-crédits à Guayaquil. Lorsque le soleil se calme un peu, nous sortons tous les trois manger du poisson délicieux au restaurant La Culata. Nos pas nous dirigent encore vers le même quartier que la veille, la colline de Las Peñas. On tente de prendre une boisson dans un bar mais les prix nous font reculer d'horreur, le tourisme sévit trop par ici. Pour boire un coup, il suffit d'aller à la tienda du coin, acheter une bouteille de limonade, et de s'installer sur les marches d'un escalier pour discuter avec les jeunes du quartier. Abigail, jeune femme de 24 ans, me raconte l'anxiété des filles en Équateur lorsque les 25 ans ont sonné et qu'elles n'ont pas trouvé de mari. Elle nous présente son novio (qui signifie fiancé, mais pas forcément de manière officielle), et tous ses potes dont je ne me rappelle pas les prénoms. Le grand à casquette et au sourire un peu triste achète un litre d'alcool blanc et fort, il veut absolument que Guillaume boive avec lui, que tout le monde boive avec lui, mais se fait maintes fois refuser le gobelet qu'il tend. Il finit par vider sa bouteille quasiment à lui tout seul quelques heures après. On a des difficultés à se comprendre mutuellement, il fait des efforts pour parler lentement, tente en anglais, il est vraiment touchant, mais complètement ivre. Et mon espagnol n'est quand même pas très fourni non plus.
De blagues en discussions sérieuses (moi j'écoute surtout, comme d'habitude), il est déjà 2h du matin.

Dernier jour. Grand soleil, pas de pluie alors que c'est quand même la saison (des pluies). Une petite balade à l'île Santay s'impose, histoire de voir la nature une dernière fois. L'île n'est autre qu'un gros banc de sable long et large de plusieurs kilomètres sur le fleuve Guayas, mais c'est surtout une réserve écologique. On peut y aller à pied ou en bicyclette par le pont, c'est la promenade idéale du dimanche des habitants de la ville (et justement, c'est dimanche). Le chemin est composé de lattes de bois sur pilotis, comme dans les Fagnes à l'Est de la Belgique ; du sol humide et marécageux poussent des palétuviers (ou mangroves), et quand on regarde attentivement par terre on découvre une multitude de petits trous où se planquent de petits crabes gris dotés d'une seule grosse pince jaune. Nous marchons pendant un temps qui semble indéfinissable, zigzaguant pour être le plus souvent à l'ombre possible. La végétation est omniprésente et dense, parsemée de quelques petits cours d'eau. Les humains ont installé un "village écologique", apporté quelques crocodiles dans des bassins, et aménagé un promontoire le long d'un des cours d'eau pour pouvoir observer les oiseaux qui pêchent sur les berges. Il y a des sortes de canards sauvages, et des sortes de hérons roses à bec plat, idéal pour chopper les vers de vase. On entend partout des chants incroyables d'oiseaux inconnus et invisibles provenant des palmiers.
Notre peau termine de brûler sur le chemin du retour, voilà, on a pris notre dose de soleil pour affronter l'hiver européen, on a pris notre dose de belles et bonnes choses, mais ça ne signifie pas qu'on ne reviendra pas.


22 jan.

... et puis juste en dessous.

Las Tunas et Puerto López, prov. Manabí, côte pacifique
20-23 janvier 2015

Je m'étais toujours dit que la ligne de l'équateur était un concept purement humain, un truc de dessin animé avec une ligne pointillée rouge tracée au sol (et avec des flotteurs sur la mer).
Lorsque l'autobus dépasse le panneau qui indique que nous sommes désormais dans l'hémisphère Sud (délicate attention du Ministère du Tourisme), le paysage se met réellement à changer. Au détour d'un virage, toujours le long de la côte, le relief révèle soudain ses dessous de sable et de rocaille. Les arbres s'amenuisent, se raréfient, les bosquets s'assèchent. A certains endroits particulièrement secs, de larges bandes de terre ont été comme rasées de toute végétation, une installation coupe-feu? Toute la luxuriance des forêts tropicales et subtropicales a fondu une fois la ligne passée.
Le trajet est long et laborieux, on manque de rater le bus déjà chargé de nos sac à dos à Pedernales, et on ne parvient à effectuer que la moitié du trajet souhaité. Le conducteur, plein de concupiscence, passe tout son temps à garer son bus sur le bord de la route et attendre le client en hurlant "Portoviejoooo". Même l'une des passagères, une forte et masculine femme Noire pleine d'humour, voyant qu'il ne redémarrera pas avant que son véhicule soit archi-plein, descend dehors et se met à alpaguer le peu de passants (c'est sûr qu'en s'arrêtant au milieu de nulle part, hein, il ne risque pas d'y avoir des clients).
Nous arrivons à Manta et sa côte un peu glauque. Il fait nuit, il est tard, on ne sait pas où dormir, et le gardien avec qui l'on parle nous rassure que la ville est dangereuse la nuit.

Le lendemain, petit-déjeuner et balade sur la plage. Chance : c'est le lieu de la criée. Les pêcheurs viennent juste de remonter des requins des Galapagos, qui se font couper les ailerons, la tête et la queue à coups de machette. On reconnaît aussi des thons rouge à leur sang coulant sur le sable. Oui c'est rageant car on sait bien que le thon est en voie d'extinction, néanmoins ce n'est pas le carnage des gros chalutiers-usines Européens qui raclent le fond des océans. Les pêcheurs utilisent une petite embarcation à moteur et des filets manipulés à la main. Les mouettes grises, pélicans, garces et frégates tournent autour des barques et ajoutent à l'agitation ambiante.
Juste à côté des stands de poissons installés sous des toits de tôle, un chantier naval est en pleine agitation, là, à même la plage. Les hommes clouent les planches de bois sur la structure d'un bateau (désolée, il me manque le vocabulaire adéquat), ça rénove, ça construit du neuf. Tous les échafaudages sont en bambou, et les ouvriers ne sont pas de toute jeunesse.

Finalement Manta nous offre quelques jolies surprises. Nous la quittons joyeux, et reprenons la route vers Porto Rico et Las Tunas, petites bourgades conseillées par Bruno le Péruvien.
La quête d'un logement n'est pas si facile, les hostels sont déjà chers, on sent que cet endroit ne va pas tarder à se transformer en panier à touristes d'ici quelques années. Après avoir bien brûlé sous le cagnard, Guillaume trouve une chambre tranquille dans une étrange maison presque toujours vide. On a l'immense terrasse pour nous tous seuls, face à l'océan, d'où l'on voit passer les pélicans, surfer les jeunes équatoriens, se coucher le soleil, et monter l'humidité de l'eau par vagues de brumes.
Guillaume crève d'envie d'essayer le surf, pour changer un peu du snowboard, mais après quelques heures, il ressort de l'eau peu convaincu "oui, c'est drôle mais bon", et le ventre tout râpé par l'usure de la planche. Moi je me contente d'essayer de me faire emporter par les vagues le plus loin possible vers la plage.

Puerto López est une petite ville un peu plus au Nord de Las Tunas, on y va en un coup d'autobus ou avec un automobiliste qui fait payer le même prix. C'est juste une petite ville, des maisons pas plus belles que ça, et toujours beaucoup de chaleur en journée, mais elle a une criée. Là aussi, les barques à moteur viennent juste d'arriver (c'est marée haute), toutes estampillées de trois étoiles sur les flancs, parce que dans ce coin il y a beaucoup d'étoiles de mer, explique un des pêcheurs. Ça sent le poisson frais, l'essence et les grillades. Les cuisines sous toits de tôle sont installées tous les jours, et remballées tous les soirs. Beaucoup de poisson grillé, mais une seule dame fait des ceviche, poisson cru cuit dans du citron vert, accompagné de rondelles d'oignons frais, coriandre, parfois de l'avocat, parfois du maïs grillé, selon les régions, accompagné de tranches de bananes plantain frites à la poêle. Probablement rien de meilleur au monde.

Après quelques hésitations, nous suivons un homme qui nous propose une sortie en mer sur le bateau à moteur "Polo-Tour". A vitesse réduite, nous passons tout près d'oiseaux à pattes bleues, les Patazul prononcé très vite (patas azules), qui se saluent en se "mordillant" le bec mutuellement et draguent les femelles en se comparant le bleu des pattes. Une tortue nage tranquillement à 3 mètres de la coque du bateau. Nous approchons des côtes de l'île Salango où le bateau jette l'ancre. Ici, le mode "on est trop cool" est activé : imaginez un groupe d'une quinzaine de Sud-Américains dont l'âge ne dépasse pas 23 ans, bikinis et caleçons colorés, en train de chausser leurs masques et leurs tubas au son des derniers tubes latino à la mode. Tout le monde prend des photos de tout le monde, je prie pour qu'aucun Smartphone ne tombe à la baille et que les trois jeunes organisateurs ne récoltent des problèmes. Le propriétaire du bateau nous explique que son père est agriculteur, et que chaque année il s'endette de plus en plus. Depuis l'élection du très controversé président Correa, il a obtenu un micro-crédit pour acquérir ce bateau, qu'il rembourse tous les mois de 200 dollars. Son papa s'appelle Polo.
Première fois avec un tuba. D'abord tenter de désassocier les idées "tu es sous l'eau" avec "il faut retenir ta respiration". L'image ne correspond pas avec les acquis, respirer sous l'eau?? Oui, ça marche, bon, allons-y. Sous l'eau la myopie est beaucoup moins gênante que hors de l'eau, je devrais songer à vivre dans un scaphandre. Les poissons sont là, presque nets, des petits jaunes avec une ligne blanche sur le dos, des plus gros avec des petits points bleu phosphorescent et des nageoires orange fluo. Certains se déplacent en bancs, d'autres en solitaires, frôlant les roches peu profondes, broutant les algues et les anémones vertes. Je n'y connais rien en fonds marins, mais c'est juste magique.


20 jan.

Juste au-dessus de la ligne de l'équateur...

isla de Portete, prov. Manabi, côte Pacifique
15-19 janvier 2015

Il fallait bien le voir en vrai. A force de l'avoir vue en carte postale, en poster, en fond d'écran, en T-shirt, en housse de couette, en tapis de souris, en mug et en sous-boc, je ne pouvais que penser que c'était un mirage. Mais non. La plage de sable doré, eau bleue et cocotiers EXISTE vraiment. Je l'ai vue.
Pour y parvenir il faut d'abord arriver à la côte Pacifique du côté d'Esmeraldas ; éviter soigneusement cette trop grosse ville et continuer directement vers le Sud le long de la côte. Choisir un autobus à écran plat pour voir un film américain doublé en Mexicain, avec une couche de chansons d'amour équatoriennes par-dessus dans la partie passagers, et de l'espèce de semi-cumbia côté conducteur. Descendre au bord de l'océan à Mompiche, repaire à travellers essentiellement argentins. Rester dormir une nuit sur place parce qu'il est tard. Le lendemain, prendre une voiture qui vous mènera à l'embarcadère pour Portete, et choisir plutôt la barque du petit monsieur qui vous fera traverser le petit bras de mer à la rame, moins bruyant et plus écologique. Sur l'ile, ôter ses chaussures qui se remplissent de toute façon de sable, et marcher le long de la plage (constater qu'il y a bien des cocotiers et du sable blanc marbré noir brillant). Trouver Tito et installer son hamac sous sa maison sur pilotis.
Ensuite vous pouvez au choix : mettre votre maillot et aller vous baigner pendant des heures tellement l'eau est chaude, lire un bon bouquin au rythme du doux ballottement du hamac, boire de l'eau d'une noix de coco savamment taillée à la machette, ou ne rien faire du tout.
Vraiment comme dans les films.

Bien sûr, ce n'est pas une île déserte, les chiens viennent souvent nous rendre visite, les gamins du village aussi, et bientôt les autres locataires de chez Tito nous proposent de partager un poulet dont la destinée sera de cuire sur le feu de bois. Ni une, ni deux, on ramasse du bois flotté avant la tombée de la nuit (toujours vers 18h30) ; surtout éviter le bambou et le cocotier, quasiment ignifuges. Pour démarrer le feu, pas besoin de papier, les palmes du susnommé cocotier font très bien l'affaire. Il faut organiser deux feux, un petit sur le barbecue, et un gros sur le sable du "jardin", qui servira à alimenter en braises le premier. Guillaume s'affaire à la cuisson, et moi au stock de futures braises. Après un grand moment de solitude pour Guillaume, qui se retrouve soudain seul aux platines alors qu'on est tous allés boire un coup dans la cuisine, le poulet est une réussite totale.
Cette nuit-là, le sommeil en hamac - bien sûr pourvu d'une moustiquaire incorporée - est un délice.

Bruno vient de Lima (Pérou), il a une vingtaine d'années, déjà un métier en poche (ingénieur qui-sait-faire-des-générateurs-électriques) mais a choisi de prendre quelques temps de réflexion en voyageant à travers l'Amérique Latine. Sa démarche diffère de celle des nombreux Argentins que nous avons croisés ces derniers temps, car il ne cherche ni à faire le maximum de fêtes possibles, ni à bronzer le plus possible. Mon niveau d'espagnol est toujours très limité, mais je l'écoute parler avec Guillaume. Il est curieux de tout, et adore prendre des photos. Un soir, nous allons tous les trois nous baigner dans l'obscurité, guettant les lumières du plancton dans l'eau. Même sans lunettes je peux les voir! (flou)

Un jour que nous prenons notre courage à deux mains pour affronter le soleil, nous longeons la plage jusqu'à l'autre extrémité de l'île. Plusieurs arbres gisent au bord de l'eau, la mer rogne la mince bande de terre sablonneuse qui constitue Portete. Certains habitants, voulant tout de même une vue imprenable sur la mer, ont construit des contreforts de bois flotté et gros sacs de sable devant leur maison. Les villageois de Bolivar ont choisi une option plus raisonnable en s'installant un peu plus à l'intérieur des terres, du côté du bras de l'embouchure de la rivière. On sent tout de même l'hostilité du lieu, marécages (donc maison sur pilotis à cet endroit), moustiques, soleil agressif (en tout cas pour nos peaux de petits blancs). C'est à Bolivar que se trouve le plus bel arbre fleuri. Du rouge et du vert sur de longues et larges branches solides, un véritable arbre à palabre.
Sur le chemin du retour à notre campement, nous sommes témoins d'une rixe entre deux iguanes perchés haut sur un arbre. Un mâle cavale bruyamment sur un tronc, suivi d'une femelle plus petite, ils nous fuient. Encore derrière arrive un troisième larron, leur progéniture? Lorsque l'on voit le 1er et le dernier se poursuivre, puis le dernier se retrouver acculé sur une très mince branche, nous comprenons toute l'ampleur de la scène : le gros va tout simplement obliger le petit à renoncer en le faisant tomber de l'arbre. Avec un brin de naïveté, je pensais que l'iguane était assez agile pour se rattraper à une branche plus basse avant de s'écraser au sol, mais non. Les iguanes ne sont pas des singes, même s'ils ont de longs doigts ils n'ont pas de pouce préhenseur opposable. Le petit mâle tombe dans un fracas de branches, et disparaît dans les herbes hautes. Je ne saurai jamais si cet animal est résistant aux chutes, dommage.