Youpi! des images!

28 dec.

la poésie du web

Voici le genre de spam que je reçois en ce moment sur ce blog, je trouve que ça en vaut la lecture.
Ça devient vraiment digne de l' OuLiWePo ! (Ouvroir de Littérature sur Web Potentielle)

Croyez, monsieur, répondit-elle enfin. Avez-vous passé à la fin venu comme une surprise ; et, devenue d'une douceur de velours, avec des plumes très courtes sur la queue de cheveux blonds incomparables où couraient de longues torsades de saphirs. Voudriez-vous que je ne te mette, un jour, la neige était noire et ses cheveux étaient plus emmêlés que jamais. Spontanément, elle laissa tomber deux grosses larmes coulaient le long de sa jupe, longuement, démontant le panneau de la porte d'un four. Voudrais-tu relever la tête et défia tous les yeux se tournèrent sur cet homme et nous repartons.


19 juil.

Le linge n'était pas sec

C'était la dernière heure de soleil sur mon balcon (oui, j'ai un balcon et une véranda! mais le soleil ne donne pas sur la véranda), j'en ai profité pour mettre mon linge que je voulais sec pour le lendemain. J'ai eu une pensée pour le règlement intérieur affiché dans le hall d'entrée; un truc sous verre, imprimé en vieille typo, annonçant entre autre que les gens sont priés d'éteindre leur TSF et autres gramophones après 21H, et que le linge ne doit pas être suspendu aux balcons parce qu'il nuirait à l'esthétique de l'immeuble (tu verrais la gueule de l'immeuble...). Bref, je me dis, je le laisse une heure, ni vu ni connu, et après je le mets dans la véranda.

Erreur.

Moins de 10 minutes après, ça sonne à l'interphone (ce qui est rare), et une voix de femme âgée à l'accent valentinois me demande si je suis bien Mme Latrasse _oui_ et si je pourrais ôter mon ligne du balcon parce que ça fait vraiment romanichel, et puis c'est écrit dans le règlement non?

Je tente de camoufler mon hilarité, lui disant que justement je me sentais un peu l'âme romanichel justement, et que je voulais surtout profiter du dernier rayon de soleil de la journée. Elle a insisté, je n'ai pas voulu faire ma mauvaise tête (j'étais en plein milieu d'une conversation téléphonique, en plus), j'ai cédé à moitié: je n'ai ôté que le linge visible de la rue (c'est un balcon en béton, avec un muret comme garde-fou, et normalement on ne peut pas voir mon tancarville, sauf si on loge au-dessus de chez moi).

Plus que le problème d'inesthétisme, c'est l'attitude de la dame qui m'a surtout interpellée. Qu'est-ce qui a bien pu motiver cette femme à venir me rappeler que je dérogeais au règlement? La réelle gène esthétique? Le souci de respect du-dit règlement, quel qu'il soit? La frustration de ne pas avoir pu pendre son propre linge sur son propre balcon durant toutes ces années? (je la soupçonne d'être née avec la construction de l'immeuble) Ou bien le plaisir de faire la morale aux autres?

J'opte plutôt pour la dernière option.